La nouvelle que je m'apprête à vous annoncer date d'il y a quelques jours, mais, comme vous l'avez peut-être déjà remarqué, le blog avance un peu lentement ces dernières semaines et je m'en excuse. Cependant, j'ai quand même décidé d'en parler car il s'agit d'une page importante dans l'histoire de l'affaire Corona-Signorini et en particulier du procès intenté par Alfonso Signorini contre Google.
Entre autres choses, Il Fatto Quotidiano l'a également rapporté, écrivant que le présentateur a entamé un procès maxi-civil contre Google, demandant une compensation de cinq millions d'euros pour les dommages qui, selon ses avocats, ont été causés par la campagne diffamatoire menée par Fabrizio Corona à travers son format Falsissimo. Cette affaire s'ajoute à la plainte déjà déposée contre Corona pour complicité de diffamation.
Dans la convocation déposée en mai et consultée par le FqMagazine susmentionné, les avocats d'Alfonso Signorini, Domenico Aiello et Daniela Missaglia, ont expliqué les conséquences que l'affaire aurait eu sur la vie professionnelle et personnelle de leur client.
Alfonso Signorini : les dégâts économiques
Selon la défense, l'ancien directeur de Chi aurait tout d'abord subi un préjudice économique important. Alfonso Signorini a été décrit par eux comme une figure marquante du monde de la télévision et de la rédaction, pour qui l'image publique représente également un outil de travail important. Les avocats ont donc fait valoir que les accusations portaient atteinte à sa réputation et, par conséquent, à la valeur commerciale de son nom.
Pour démontrer l'étendue des éventuels dommages économiques, le document indique également l'indemnisation que Signorini aurait reçu de Mediaset avant son auto-suspension. Le contrat, comme le rapportent les avocats, prévoyait une indemnité annuelle minimale garantie de 1,2 million d'euros, dont 480 mille euros liés à l'exploitation du droit à l'image.
La défense parle également de conséquences graves sur le plan personnel. Signorini aurait été soumis, selon ses avocats, à une forte pression médiatique en raison des accusations lancées par Corona, qui l'auraient représenté comme le protagoniste de prétendus comportements abusifs et de chantage envers les aspirants candidats à Big Brother.
…et aussi des dommages personnels : « anxiété, dépression, phobies sociales, crises de panique et stress post-traumatique »
Parmi les éléments cités pour décrire les conséquences de l'affaire figurent la fermeture des profils sociaux, la suspension des engagements publics, la peur des nouvelles publications et le choix de réduire son exposition médiatique. Les avocats ont ainsi fait état d'un tableau psychologique significatif, ressortant d'une consultation spécialisée, avec des symptômes imputables à : l'anxiété, la dépression, les phobies sociales, les crises de panique et le stress post-traumatique.
Le chapitre Google : 5 millions d'euros demandés
Le procès implique également Google, en tant que propriétaire de YouTube. Selon la reconstitution de la défense, l'entreprise n'a pas fait assez pour supprimer rapidement le contenu jugé nuisible et empêcher sa republication ultérieure : pour cette raison, 5 millions d'euros de compensation ont été demandés. Il va désormais falloir que le tribunal de Milan examine la demande. L'audience est fixée au 20 décembre. Google devra donc présenter sa défense et expliquer sa position sur le sujet.










