Cesare Cremonini, la photo de quand il pesait 100 kg : « Je n’allais pas bien »

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César Crémoninilorsqu’il a commencé à promouvoir l’album en 2017 Scénarios possibles, personne n’aurait pu imaginer qu’un an plus tôt, il avait atteint 100 kg. Il l’a avoué aujourd’hui (huit ans plus tard) en publiant une photo de cette époque.

« Cette photo date de 2016 » – a-t-il écrit sur Instagram – C’est ma copine de l’époque qui l’a prise. Je commençais à écrire Personne ne veut être Robin. Je n’allais pas bien. Je pesais 100 kg. Je me suis détruit pour faire un disque. Une chose stupide. Ou plutôt, j’avais détruit mes sentiments envers mon entourage, car j’étais entré dans une folle symbiose avec le reste du monde. Je ne sais ni comment ni pourquoi mais je suis tombée dedans, en totale connexion avec les émotions de gens que je ne connaissais pas. Des garçons et des filles que j’ai vus marcher dans la rue, des cœurs qui n’étaient pas les miens mais que j’aimais quand même parce qu’ils palpitaient dans ma ville, des nouvelles que j’entendais à la télévision et de ceux qui les annonçaient, des photos que j’ai regardées sur les réseaux sociaux. J’ai réalisé plus tard que c’était un fardeau qui pouvait me détruire à long terme. Mais un soir, je me suis assis sur le lit avec la guitare et… pourquoi suis-je venu ce soir ? Bonne question ».

Il est sorti de cette période Personne ne veut être RobinKashmir Kashmir et surtout Poetina, une de ses plus belles chansons.



Cesare Cremonini souffrait de schizophrénie

« La sensation physique d’avoir en moi une figure qui m’est étrangère. Presque chaque jour, de plus en plus souvent, je sentais un monstre se presser contre ma poitrine, monter jusqu’à ma gorge. Je pouvais presque le voir. Et le psychiatre me l’a montré. Ce monstre avait des bras courts et pointus et des jambes rugueuses et velues. Le diagnostic était : schizophrénie. Perçu par la victime comme une hallucination qui vient de l’intérieur. Je viens de deux années d’obsession féroce pour la musique. Toujours fermé au studio, même le dimanche. J’ai arrêté de me couper la barbe et les cheveux. Je n’ai mangé que des pizzas. Parfois deux pizzas pour le dîner aussi. J’ai dépassé la centaine de kilos. – a continué César Crémonini – Je ne faisais plus l’amour, sauf en étant ivre. J’avais arrêté toute activité physique. Le psychiatre m’a demandé ce qui me faisait me sentir mieux. J’ai répondu : marcher. Ne fonctionnent pas; le travail en était la cause. […] Et si je prenais de la drogue ? Oui, des choses légères, dont je ne parlerai pas par respect pour ceux qui ont dû subir de lourds traitements pharmacologiques. »