Mara Venier ces derniers jours, elle s’est retrouvée au centre d’une polémique pour avoir lu et accepté une déclaration que lui avait envoyée le PDG de Rai dans laquelle seules les victimes israéliennes de l’affrontement entre Gaza et Israël étaient évoquées.
Son profil Instagram a été ciblé et beaucoup l’ont taguée sur des photos avec les mots « pas à mon nom ». Une polémique que le présentateur a tenté d’atténuer dans les pages de Courrier.
« Je suis présentateur de la Rai. Si le PDG de Rai me demande de lire une déclaration, je le fais. Quant au contenu, peut-être que quelqu’un n’est pas d’accord avec la condamnation du massacre du 7 octobre ? Bien entendu, il est également nécessaire de se souvenir des victimes innocentes de Gaza. A Rome, je vis dans le ghetto. Je connais et je suis proche de nombreuses personnes de la communauté juive. Le premier rôle que j’ai eu en tant qu’actrice a été celui de Vanda, une femme juive qui s’est suicidée à cause des lois raciales, dans le film avec Alida Valli. Journal d’un Italien. Je pleure pour les mères de Gaza qui ont perdu leurs enfants, tout comme je pleure pour les femmes juives qui ont été violées et prises en otage. Je pleure pour toutes les victimes civiles. Et s’il y a quelqu’un qui a toujours été sensible à la question des violences faites aux femmes et qui a toujours laissé de l’espace, c’est bien moi. Je voudrais que les otages soient libérés. Et j’aimerais que les bombardements contre les civils cessent et qu’une solution politique soit trouvée. Je me reconnais dans les paroles du pape François, dans ses appels à la paix. »
Mara Venier parle de Gaza-Israël et révèle : « C’est pourquoi j’ai interrompu Dargen D’Amico »
Concernant Dargen D’Amico, qui l’a interrompu à plusieurs reprises, Mara Venier a expliqué :
« Pourquoi ai-je interrompu Dargen D’Amico ? Parce que nous étions en retard, beaucoup d’artistes devaient encore chanter, et quatre d’entre eux n’ont pas pu le faire, d’ailleurs ils me reviendront dimanche. Imaginez si j’ai peur d’aborder le sujet des migrants. Je l’ai fait plusieurs fois. Maintenant, j’ai invité Dargen D’Amico à diffuser dimanche prochain, j’espère qu’il viendra. Mon malaise était dû au temps, pas aux questions. Il est évident qu’une question sur l’immigration nécessite une réflexion approfondie, une réponse complexe, qui ne peut être résolue en trente secondes. Les journalistes ont toujours été les bienvenus dans mes émissions et ont toujours été libres de poser les questions qu’ils jugeaient les plus appropriées. Cela s’est également produit dimanche dernier : ils ont interrogé Ghali sur Gaza, Dargen D’Amico sur les migrants. Il y avait un programme à compléter, une trentaine de chanteurs à écouter. Je le répète : je suis désolé d’interrompre Dargen, je l’attends dimanche chez moi. »
Finalement il dit aussi un mot sur Ghali : «Dimanche Ghali a pu s’exprimer en toute liberté chez moi, il a répondu aux critiques de l’ambassadeur d’Israël, il a conclu son raisonnement sans que personne ne l’interrompe« .
Mara Venier : « Je ne censure personne, Ghali est libre de parler. J’ai beaucoup pleuré ces jours-ci. J’inviterai Dargen D’Amico »
Entretien d’Aldo Cazzullo avec #MaraVenier 👇 https://t.co/IAEZTSsxj5 pic.twitter.com/rNE8DXAV08
– Corriere della Sera (@Corriere) 13 février 2024










